lundi 9 octobre 2017 - Instantanés    No Comments

Comme un vendredi sur une île

(Master Class de Bernard Werber – 7 juillet 2017)  Vendredi. Vendredi, ce jour où Robinson crut Zoé… (oui bon). Vers 8h40, le GPS d’Elodie déjà nous nargue, tourner à gauche ou pas ?
Nous préférons suivre ce petit lapin beige et roux qui bondit d’herbe en talus pour nous indiquer le chemin. Pour l’occasion, il a dû troquer son gros réveil contre un GPS…
Le lapin n’est pas en retard et nous non plus.
Le petit bateau vogue paisiblement vers le chalet bucolique et fleuri. Sous le préau de bois brut et de fleurs rouges, quelques croissants dorés et plutôt craquants, murmurent de venir les goûter.
Nous sommes cinquante-deux prisonniers volontaires de Bernard Werber.
A côté des fleurs rouges, des jus d’orange.
A côté des jus d’orange, de l’eau rangée : bulles et pas bulles.
Dans l’ombre de ce décor onirique, Bernard Werber accueille en souriant les premiers arrivants, quel hôte !
Je cherche de l’ombre avec Elodie et nous croisons des gens illuminés et lumineux, quelle joie !
Puis, nous entrons dans cette grande salle au toit ouvert et aux tables blanches.
Nous sommes traités comme des chevaliers ; tables rondes et eau fraîche.
Des constructions de cabanes de mots, des toits d’accents circonflexes ; des murs de lettres opaques, italiques ou timides, et surtout des fenêtres ouvertes sur l’autre…
Nous buvons les paroles, les tiennes et puis les siennes aussi… Compter les secondes, chuchoter à voix basse, parler à voix haute.
Nous nous croisons dans les phrases et nous dansons jusqu’à épuisement entre les points de suspension…
Pause déjeuner. Merci Bernard de m’avoir invitée à cette belle journée…
Délicieux mots, délicieux mets. Elodie et moi trouvons de l’ombre. David nous apporte à boire ; l’élégance était décidement le thème de cette journée.
Quelques cerises plus tard, la colonie disciplinée avance en file indienne, avec parfois un bout de tarte aux fraises sur le dos, et retrouve les tables rondes, nappées d’eau, de cahiers et de crayons.
L’après-midi s’achève dans l’herbe autour d’un arbre et de Bernard Werber. Des questions trouvées et des réponses posées et inversement.
A cet instant précis, nous sommes ailleurs, sous la protection d’une brise de bienveillance qui rafraîchit le soleil glorieux et nos âmes colorées. Le temps s’est arrêté vendredi sur cette île.
C’est curieux quand on y pense mais…
Nous étions en totale confiance avec un connu et une cinquantaine d’inconnus.

Finalement, après cette journée, sommes-nous encore vraiment des inconnus ?

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