mardi 30 mai 2017 - Contraintes, Poésies    2 Comments

Au commencement était le verbe

Marcher lentement vers mon âme et rejoindre la tienne, ne pas oser poser pied-à-terre, se remplir de mystères, taire.
Prendre ta main dans la mienne et envelopper ton esprit d’une pluie fine de baisers argentés, rêver.
Entendre ta voix métallique sur ma joue, frôler tes mots oniriques que tu déposes sans le savoir sur mon sourire extatique, vivre.
S’inventer le vent d’un instant, inviter le pire des moments suspendu dans le firmament évanoui, tomber.
Se relever à nouveau de ses cendres brûlantes et suivre bien plus haut que les cieux d’un regard partiellement brûlé, le phoenix, s’envoler
Traverser la rétine, décoller la bottine, pied renversé ou piétiné, transpercer les songes venimeux et apercevoir au loin le passage vers le mieux, avancer.
Avouer quelques possibilités épidermiques douces, positions ergonomiques parfumées ambrées, cambrer.
Griffer l’invisible, un peu perchée sur ce nuage indicible, flottant au plafond mouluré avec vue sur le parquet flottant suintant de tes liqueurs inaccessibles, effleurer l’invincible : kiffer.
Laisser un peu infuser les fusées vrombissantes, prêtes à décoller de l’essaim déguisé de tes fusains aiguisés, dressés fièrement dans le pot coloré brossé, ériger.
Souffler sur les particules enflammées de notre amour enchanté, un air d’éternité, penser.
Dépenser, tendres nos corps célestes, indolores et légers dans le ciel incolore éthéré par la nuit intemporelle, et puis nos ailes abrégées, déployer
L’être ange.
.

2 Comments

  • Soulever de la terre au ciel,
    En rêver santé, sans trêve…
    Dépoussiérer nos âmes belles
    En flotter puis enflammer la sève.

  • Sous la levée du ciel, la tienne, sur la terre de Sienne
    En réverbération sans thé, un café sucré, ah la traîne
    de poussières est un manteau de laine sur nos âmes rebelles
    En frotter la manche puis enflammer la braise et la chandelle.
    😉

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