dimanche 17 février 2013 - Correspondances, Poésies    No Comments

Aile et lui

Mes yeux gris nuageux de l’hiver rigoureux ne tarderont pas à fondre sous la pluie de tes baisers ardents. Le bleu pétrole de mon iris pourrait bien s’enflammer par mégarde sous ton regard couleur feu, couleur sang. Les yeux dans l’essieu de nos âmes, nous nous envolerons bien au-dessus de la mécanique épigramme. Dans nos ailes déployées, les baisers cotonneux de tous nos milliers de matins brumeux danseront à l’abri du quidam. Grands voyageurs, oh nous regarderons de bien des endroits le soleil et la lune converser devant un croissant… Liés par les quatre hémisphères, nous n’avons plus qu’à admirer cet amour, à nous taire et à laisser faire… Savais-tu que dans ton profond sommeil, parfois les longues elfes de l’aube te frôlent d’un battement d’ailes ? Savais-tu que dans ta somnolence, ton souffle métronome rythme avec Interval l’ensemble de mes cellules musicales ?
A présent, dans l’opacité de nos couleurs en lieu de place du sémaphore, je vais parler moins fort car je crois bien que tu dors encore…
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