lundi 19 novembre 2012 - Contraintes, Poésies    No Comments

D’un rêve Nickel Chrome

Rêve errance, révérence.
Tu ne vas donc pas te taire ; alors acier toi, je vais le fer.
Le silence est d’or… et déjà : ailleurs.

Dans mon rêve brumeux et brillant, je sens la fonte des glaces, une chaîne basse fidélité en argent massif, je sommeille vaguement surtout quand il lorgne derrière mon zinc, gemmeSur le bord de ma platine, Moriarty ou les Doors, je ne me souviens plus, peu importe. Je me retourne là et dès lors ses cuivres résonnent en cor, le grenat lui monte aux joues. De l’or que je saupoudre en technicolor sur mon rêve mon trésorjais pas en corps tout saisi de l’effluve aluminium et de l’ambre de son ombre ni même de ses perles fines venues d’un pays où il pleut… Et tout reste à découvrir.

Mes pieds joueurs et mobiles font d’interminables galipettes. Tombée à terre ; je remonte lentement  ma couette. Aujourd’hui, je connais l’ensemble de ses facettes et toutes ses fossettes. Pas assez de risettes, trop de fois gâcher la fête, et puis girouette et malhonnête. Entre mes doigts, je tourne dans mes cheveux une bouclette et je remonte lentement mes pommettes.

La vie est une conquête et le destin une dette…
Peut-être qu’un jour ce dernier sera moins brut et m’apportera une pépite de ses yeux avec un éclat vrai, une orange jade et nous porterons à nos lèvres intimidées ; un thé au citron fort, fort, formant sur le rebord du plateau de marbre une auréole géante comme dans le corridor du bar d’un train corail filant filant filant vers la côte d’Opale, au pays de Topaze ou alors vers le Cap ou pas cap… Pas cap. Cap ?

D’ordinaire après mon réveil, je me rendors. Changement de décor. On tourne. Action. Le diamant du saphir crisse lentement sur le vinyle de mes nuits et coulent parfois dans mes rubis sillons…

Et voilà que le soleil m’asperge de ses rayons et je crois que là : j’ai bon.

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