mardi 13 novembre 2012 - Musiques, Poésies, Tous    1 Comment

Plein la vue

Quel plaisir de retrouver la vue
Même si le monde est pourvu
De très stupides de bons crétins
D’abrutis bien encrés c’est certain
La liste est longue à la craie Lin

 

Quel plaisir de retrouver la vue
Même si le monde est fourbu
Dans tes yeux bleus, j’ai cru
Voir que l’amour est contenu

L’amour est aveugle
Et pourtant le convoi…

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  • J’en ai vu des choses que personne n’a vues
    Les lignes se courbaient en entrelacs
    Les points lumineux devenaient des omégas
    Et avec ça faut pas tomber des nues

    Lorsque mon miroir n’était plus qu’une surface givrée
    Narcisse le lâche s’était déjà fait la malle
    Le monde rétinien s’était fait plus radical
    Et il s’en fallait de peu pour ne pas se déconnecter

    Des ces sensations quelque peu mortifères
    J’ai pensé alors à la chouette du père Hegel
    Je vais t’en donner du négatif, et à la pelle
    Je comprenais plus rien, c’était un vrai calvaire

    Mon cerveau s’est défait du monde visible peu à peu
    Je décidais dans la confusion de voir avec les yeux de l’âme
    Vas-y mon pote me dis-je ! Au moins ça fait pas de ramdam
    Ils pourront penser que je me suis rapproché de Dieu

    J’allais pas commencer un mouvement de supination cérébrale
    Alors qu’il fallait que je rentre en moi même comme ils disent
    Ok, ok on se calme, c’est plus le moment de piquer une crise
    En fan de l’école de la tempérance je pris une posture cardinale

    La situaaaation est sérieusement précaire mais encore
    Il y avait les livres lus et toutes sortes de choses dites
    Des histoires vraies, une autre langue à apprendre vite
    Des CD à mettre dans le lecteur et des voix à éclore

    Elles sont très belles et lumineuses ces voix me dis-je
    Il faudra bien qu’un jour je me mette à dire des textes
    Tu pourras même les dire à quelques uns à l’aveuglette
    Ce n’est pas de moi donc il n’y aura pas de litige

    J’étais plus seul, mes potes étaient Proust, Hugo, Barthes
    Même Nietzsche, Beckett et Valéry devenaient mes favoris
    C’est quand même étonnant d’écouter ceux-là dans son lit
    Je me disais que ces textes étaient plus que des poèmes éthiques

    Les phrases revenaient à la surface de ma mémoire
    Souvent, elles ne demandaient plus qu’à sortir très vite
    Pour s’envoler, s’amuser dans l’air sans un domestique
    Je veux dire celui là, le contrôleur des mots sans amour

    J’ai entendu toutes les proses, tous les lyrismes
    Mais toi ce que tu as fait pour moi sans le savoir
    Merveilleux(se) inconnu(e), tu as quitté ta balançoire
    Et j’ai reçu ton don magnifique comme un animisme

    On va bientôt toi et moi comme tous les 12 juillets
    Célébrer ce qu’on peut appeler une union indéfectible
    D’aucuns pourraient penser que c’était terrible
    Mais on ne rentrera pas dans des détails sans intérêt

    Depuis tu en as vu des choses, ha si tu savais
    On s’est bien amusé et j’espère que ça va continuer
    Mais sois sans crainte, je sais qu’il faut le perpétuer
    Avec douceur, je saurai le protéger du mauvais

    Je t’aime

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