samedi 22 septembre 2012 - Correspondances, Poésies, Tous    2 Comments

Un train peut en cacher

Non, je ne suis pas en train de dérailler. Jongler avec les mots rares et les gares, forcément je m’égare. Je m’apprête à composter mon billet imprimé long pour de l’art. Rêveuse entre le jour et l’ennui, je me sens belle éclisse et là oui je glisse mon large bracelet Corail pris dans un chemin de fer croisé argenté.

Soudain, après le virulent vacarme, une vague de fatigue vaporeuse envahit le wagon vitreux et ses voyageurs vaseux.

Je défais mon chignon.

Il me semble que cet aiguillage du rail est métal et mon sommeil fatal. Quelques instants pourtant, je tente de résister à la nuit mais je rame. Je baisse mon attention et berce mes émotions, au départ attention.

La petite mélodie crisse au freinage et me réveille apaisée de ce doux voyage. Les bruits fouillis, sacs et noirs, mes pas longent l’interminable couloir. Le loquet, le petit escalier penché, le quai.

Quant à vous, je vous laisse dans l’apparence…
J’ai ma correspondance.

2 Comments

  • « au départ attention ». clap clap

  • John John, avec un pseudo pareil…
    Vous devez aimer l’humour de répétition non ? 😉

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