samedi 25 août 2012 - Correspondances, Du petit écran    No Comments

Delarue s’éteint, Garriberts c’est clair

Jean-Luc Delarue n’est plus.
Mais ce n’est pas le thème de mon billet aujourd’hui. Quoique. Ce matin, après une grasse mat’ bien méritée, je vois sur une branche du réseau social qui gazouille,  un oiseau bleu qui me conseille chaudement d’aller lire la bafouille des Garriberts (en fait, c’est bien plus qu’une bafouille mais c’était pour rimer avec gazouille) sur la mort de l’animateur vedette qui donc méritait notre confiance… ?

 

Toute une histoire
Comme à l’accoutumée, fan de la première heure et gourmande depuis longtemps de leur(s) plume(s), je me précipite sur le lien Libé et là, ô déception, c’est un article abonnés. Bon. Soit.
Souriante et bonne perdante, l’œil aussi frais que le saumon jeté sur l’hôtesse de l’air, c’est dire… J’enfile un jean et me précipite chez le vendeur de Libé (oui il ne vend plus que Libé dans sa boutique depuis mes effrayantes et récurrentes mises en garde et sous peine de remontrances graves ; mes promesses de boycottage en ralliant avec moi tout le XIIIe arrondissement et en saupoudrant le mépris éternel sur 5 générations, filles et garçons, chiots et chatons). Je sors de la boutique pas peu fière avec mon Libé sous le bras, il fait beau. Je fais durer le plaisir avant de m’adonner à la lecture des Garriberts en faisant un petit détour par le pressing déposer une chouette veste de smock’ noire (dégotée pour une minuscule poignée d’euros chez Kiloshop vous connaissez ? Y a plein d’trucs, c’est drôlement bien).

Vis ma vie
Arrivée chez moi, je me fais un grand café soluble car je n’ai pas de cafetière (au moins je suis sûre que mes amis viennent chez moi pour me voir et non pas pour déguster un bon café ouatailse). Je me mets à l’aise et j’entame mon quotidien préféré avec mon petit rituel : commencer par la fin. Bien m’en a pris, dans le rétroportrait de la 4e de couv’ je lis « Benoît XVI, 48 ans », tiens tiens 48 ans comme le dernier anniversaire de Jean-Luc Delarue… Je tourne la page. Une BD. Je tourne la page. Regard furtif sur la météo et coup d’œil au programme téloche me font penser que le temps à Paris sera frais (contrairement au saumon volant dans l’avion), et que Fort Boyard me sauvera d’un samedi soir à lire un super bon bouquin bien calée peinarde dans mon canap’ (ou pas)… Je tourne la page. Ah, nous y voilà !
Jean-Luc Delarue, fin de discussion. Garriberts.
Lecture de la fameuse double page, en savourant chaque phrase, m’attardant sur le choix des photos, le choc des mots et les paragraphes bien pensés et bien pesés de mes chroniqueurs préférés #bisousvous.

Ca se discute
La première phrase donne le ton (qui est aussi un poisson).
« On ne va pas chercher à faire chialer dans les chaumières, ce serait un comble non ? »
Voilà ce que, peut-être, les Garriberts ont voulu nous dire.
Que oui ok c’est triste. Que oui ok pas de chance. Que oui ok une grimpette trop rapide et un succès fulgurant, une prise de melon, des patates plein les poches (et un saumon ailé dans ta tronche si tu es steward). Dégringolade. Descente et…
Retour à la ligne (oui, bon…)
Mais, car il y a un mais (clin d’œil aux expressions à la con qui ont fait mon bonheur cet été dans Libé) les talentueux Garriberts ne sont tombés ni dans le pathos, ni même pire dans le complaisant et insupportable « ah il est mort DONC c’était quelqu’un de formidable ». Eh bien non, sachez-le pour ceux qui en doutent encore ; un mort n’est pas forcément quelqu’un qui a été formidable. Je ne parle pas ici de Jean-Luc Delarue, je n’ai fait que le croiser.

La grande famille
Une grande famille, mouais.
Point à la ligne (oui, bon…)
Il faut rentrer dans le moule (moule : amie inconsolable croisée aux obsèques du saumon mort dans l’avion, va pas très bien ; très triste, très renfermée…). Bref, au vu des innombrables procès qui se sont mis à pleuvoir* et à remplir le réservoir : on peut avoir quelques doutes sur l’esprit de famille…
(*Tiens il pleut, ça va faire plaisir à Guillaume Launay).

C’est mon choix
Dans ce texte, sachez que le mot « Garriberts » a été énoncé 6 fois (juste derrière « saumon » 5 fois) et que si je ne me retenais pas, ils seraient pour toujours et à jamais ma ponctuation ! #declaration #bisousvous

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