mercredi 4 juillet 2012 - Poésies, Tous    No Comments

Aïe… Love you

Non sans mal, il cherchait à déceler en silence d’un regard plongé dans l’étang de ses yeux pâles, quelques questions précises à ses réponses confuses ou peut-être l’inverse.
Non sans bruit, elle pensait parfois que ses mots non-dits à lui cachaient des maux non dits, maudits mots non dits à elle. Et puis aussi que les beaux jours de la saison estivale se faisaient attendre. Des pensées absurdes par bouquet avec ou sans épines, des pensées incongrues au feuillage indéfini et un irrationnel emballage.
C’est du non langage qu’ils devraient la plupart du temps se contenter. Nus de mots, les phrases pourraient flotter et les corps s’exalter. Nus de textuel par instants, la vie serait plus sensualité que tourments.
C’est tous les jours le silence qu’il faudrait fêter. Pas l’absence non, mais bien le silence.
Peut-être que les accords ne sont que des accords. Essayer de mettre des bémols même quand les jambes flageolent. Savoir la boucler de temps en temps même quand ça nous défrise. Tenter de calmer le rythme, ralentir la cadence et les battements des chœurs : allegro ma non troppo ! Prendre sur soi la fierté mal placée aux broderies dorées d’orgueil…
Peut-être que les partitions… Non. Assurément et bien heureusement, les partitions ne sont pas identiques alors que notre musique est si rare, si belle et si précieuse. Prendre le temps de déchiffrer, s’efforcer de trouver la clé, de face ou de do, de fa ou de sol, afin d’harmoniser les différences de tons. Développer les soupirs, développer l’humilité, augmenter les silences en corps.
Bien entendu que la musique n’est que multiple et multitude.
Bien entendu que cela pique un peu, parfois les yeux.
Pourtant on avance ensemble vers la danse ultime, sublimes.
Pourtant nos âmes éprises et attirées se croisent, s’enroulent, se décroisent et s’entrelacent.
Souvent la complexité des relations montre le chemin vers un monde fascinant. Un monde peuplé de présents et de passés, de cadeaux et de poisons, d’amertume et de douceurs, de rêves et de songes, d’espoirs et de blessures, de bêtes inconscientes et d’inconscients parfois un peu bêtes…
Souvent l’amour éclaire par endroit nos faces, mettant sournoisement en exergue le côté pile ; les zones d’ombres cachés dans le tréfonds de nos êtres. Ne pas réveiller le monstre qui sommeille. Ne pas s’adonner à la violence de la facilité de l’amour propre que l’on croit bafoué. Chercher les raisons de la colère, souvent fruit de l’agression. Surenchère, jeux d’egos, effet miroir… Y résister et y croire. Bref, une belle histoire.
Et puis aussi, parfois arrêter de penser, arrêter de panser et vivre.
Vivre dans le sourire, dans le parc, dans un lit ou dans le bruit. Savourer le rêve prémonitoire, savourer la belle rencontre, les regards, les espoirs, savourer le vin, savourer la vie, savourer l’envie, s’avouer friable et fragile certes, mais tellement vivants !
Vivre sans trop ressasser, sans recommencer les perpétuels questionnements, sans trop d’espoirs de perfection illusoire, admettre que le bonheur (le vrai) n’arrive jamais solitaire. Il arrive avec quelques « amis » ; doutes, ajustement, questions, rebonds, mauvaise perception, incompréhension, peur, etc.
Puis, enfin… S’autoriser.
Parfois être cons.
Parfois être vaincus.
Et de l’amour rester convaincus.
Aïe… Love you.

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