mardi 3 avril 2012 - Correspondances, Poésies    No Comments

François Auguste René à Séverine

Par ce beau matin de juin, ma douce Séverine
Laissez-moi encore esquisser ce que je devine
Et croquer lentement du bout de mon fusain
Ce que je contourne des yeux et de ma main..
Prenez tout votre temps, oui ma grande et belle
Pour vous alanguir, je mouille là mes aquarelles
Dans vos yeux clairs et soudain sur votre peau une ombre passe..
Et de mes pinceaux délicats toujours je vous trace..
N’ayez crainte de ma ferveur ma belle amie
Je nous prédis des instants infinis et de la folie
Que nous débattrons plus tard entre nos reins
En attendant, relevez donc un peu votre gracieux jupon gris que je puisse de vos mystères m’inspirer..
Mon crayon aiguisé frissonne et ma mine s’impatiente, j’ai très faim vous dis-je !
Gardez tendu votre maintien et déployez vos charmes en seins.. : je m’appelle Rodin.
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